Conduite zen: c'est bon pour le moral

Trucs et astuces
jeudi, 12 avril 2012
Le feu vire au vert et le conducteur démarre en vitesse... pour freiner brusquement au prochain feu de circulation - rouge, celui-là. Cet automobiliste pressé vous rappelle quelqu'un?

Ce quelqu'un qui ne pratique sûrement pas la conduite zen. Pourtant, il aurait avantage à le faire, pour son niveau de stress, mais aussi pour son portefeuille. Et n'ayez crainte pour lui: bien peu de temps sera perdu.

Selon une étude européenne menée en circulation urbaine, un conducteur qui démarre en trombe aux feux de circulation ne sauvera, au bout d'une heure, que... deux minutes et demie.

Soit à peine 4%. Mais que de stress, pendant cette heure...

Qui plus est, il aura, versus l'automobiliste zen, brûlé trois fois plus de carburant, pollué d'autant plus et usé prématurément usé ses freins et ses pneus.

Vous n'avez même pas besoin de faire le test vous-même pour comprendre que plus on se précipite au prochain feu de circulation, plus on risque de le "frapper" rouge. Et ensuite, on s'enrage contre la non-synchronisation des feux...

Il est beaucoup plus zen de garder une vitesse constante. Comment? On regarde au loin, de manière à anticiper les situations qui pourraient devoir nous faire freiner. Le feu vire au rouge, là-bas? Déjà, on relâche l’accélérateur et on se laisser rouler jusqu’à la prochaine intersection. Qui sait, le feu aura peut-être eu le temps de passer au vert et les freins n’auront alors même pas besoin d'être sollicités.

Autre conseil ‘zen’: se garder une petite gêne - lire: une distance raisonnable - envers le véhicule qui précède. Voilà qui évite le freinage inutile et, par conséquent, des reprises tout aussi superflues que gourmandes.

Pro-gres-si-ve-ment...

La "zénitude", ça se transporte également sur l'autoroute. Et le mot d'ordre y est: pro-gres-sif.

On ne gagne rien à enfoncer le champignon. Au contraire, rien de mieux que des accélérations graduelles pour atteindre sa vitesse de croisière. Et on se rappelle qu'à 100 km/h, on consomme 20% moins d'essence qu'à 120 km/h. Bref, le respect des limites de vitesses autoroutières a de quoi rendre doublement plus zen son portefeuille.

Sur les autoroutes planes, le régulateur de vitesses aide à maintenir sa vitesse – et à se préserver d’un pied trop lourd menant tout droit à la contravention. En région montagneuse cependant, le dispositif n'est pas la solution la plus économique qui soit, parce qu'il s'échine envers et contre tous à conserver une vélocité constante. Mieux vaut réduire sa vitesse progressivement (le mot d'ordre, souvenez-vous...) en montée, pour ensuite la reprendre en descendant.

Par ailleurs, il ne sert à rien de faire révolutionner son moteur - sauf pour le plaisir de l'accélération et des tonalités vrombissantes. Mieux vaut grimper rapidement l'échelon des rapports de transmission, puisque l'économie d'essence est optimale lorsque le régime-moteur est à son plus bas.

Le premier rapport ne devrait donc servir qu’à mettre le véhicule en mouvement. Lorsque c’est possible, on saute même des vitesses, par exemple en allant directement de la 2e à la 4e. Avec une boîte automatique sans mode manuel, le passage à un rapport supérieur (et donc plus profitable ) s’obtient en retirant brièvement le pied de l’accélérateur.

Calmer l'impatient en soi

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